MUAY THAI KOH PHANGAN

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Les origines

Au XIVe siècle, Les thaïs du royaume Siam d'Ayutthaya firent tomber le royaume voisin d’Angkor ( Cambodge actuel). Décrits dès le 1er Siècle par les chroniques chinoises, à propos du royaume du « Fou-nan » (du khmer « Phnom »), les khmers d’Angkor pratiquaient depuis mille ans déjà des techniques de combats apprises des migrants hindous venus par la mer, du Kerala en Inde : Les techniques du Kalari Palat, ancêtre de tous les arts martiaux asiatiques.
Les thaïs du Siam adoptèrent les techniques de combats qui avaient jusque là, assuré la suprématie des khmers.
Les boxes sud-est asiatiques ( Kun Khmer, Lethwei, Muay lao, Muay Thaï...) ne sont donc pas d’essence bouddhiste mais bien hindoue. Par parenthèse, on note souvent la persistance de pratiques hindouistes chez de nombreux boxeurs ( tatouages sur le corps, d'effigies de dieux hindous, de textes sacrés en Sanskrit) à des fins de protection.
Le Muay n’appartient pas à la branche des arts martiaux chinois puis japonais issus de l’expansion du bouddhisme par les terres en Chine via le Tibet, sur les pas de BODDHI DARMA ( 4ème siècle de notre ère). Lequel venait lui aussi du Kerala en Inde.



VISIONNAIRE, le roi d’Ayuttaya, fera grâce aux survivants d’Angkor de souche noble, afin d’imprégner sa propre cour de la culture et des arts issus d’Angkor. Elevé à la dignité d’art de cour, la boxe libre fut alors si fortement liée à la culture thaïlandaise, qu’elle n’a jamais vraiment dans ce pays, connu de déclin jusqu’à nos jours.
On doit donc aux thaïlandais d’Ayuttaya d’avoir fait du Muay ( la boxe libre) un sport de Roi, assurant ainsi la pérennité d’un héritage parvenu jusqu’à nous. L’émergence
En 1411, à la mort du roi du Siam Sen Muang Ma, ses deux fils Ki et Fang voulurent s'emparer du pouvoir. Leurs armées respectives n'arrivant pas à se départager sur le champ de bataille, ils décidèrent de régler leur conflit par un duel. Chaque camp choisit son meilleur boxeur. L'homme de Fang fut battu, et Ki monta sur le trône. La technique de combat de son « boxeur » fit école...
La légende raconte qu'en 1767, en pleine guerre birmano-thaïlandaise, Naï Khanom Tom, soldat et boxeur fut prisonnier du camp adverse et opposé à dix champions birmans qu'il vainquit les uns après les autres. Devenu héros national, les Thaïlandais lui rendent hommage chaque année à l'occasion de la "Nuit des boxeurs".
Au XVIe siècle, le Muay Thaï faisait partie de l'entraînement militaire. Il atteignit son plus haut degré de popularité au début du XVIIIe siècle, sous le règne de Pra Chao Sua, "le Roi Tigre". C'était le passe-temps favori de la population ; chaque village organisait des combats régulièrement. Le roi, qui était un boxeur de première force s'amusait à défier les champions locaux ! À l'époque les combattants protégeaient leurs poings en se bandant les mains avec du crin de cheval. Plus tard, le crin fut remplacé par des bandes de coton maintenues avec de la glu. On se servait de coquillages ou d'écorces d'arbres, comme coquille ! À cette époque, les combats se déroulaient sans catégories de poids ni de limite de temps.

L’ère moderne

L'armée continua à accroître la notoriété du Muay Thaï. Les soldats s'y entraînaient et utilisaient ses techniques. Pour les militaires, il fut " l'art martial du champ de bataille ".
En 1921, le premier ring fit son apparition sur le stade de Suan Kulap à Bangkok. Puis, considérée comme dangereuse, voire mortelle, la boxe thaï fut interdite. C'est en 1930 que le Muay Thaï réapparut en adoptant définitivement une partie des règles de compétition et les techniques de poings de la boxe anglaise (gants, ring, etc.). 1945, vit apparaître le premier stadium dédié au Muay Thaï : Le Radjadamnoem.
Dans les années 60 : Base arrière et lieu de permissions de l’armée américaine durant la guerre du Vietnam ( Marines Corp : Pattaya, Bangkok : US Air Force ), la Thaïlande fit découvrir la boxe thaï aux Occidentaux. C’est de cette époque que date la tradition des rings dans les bars à Pattaya. Quelques commerçants avisés, avaient trouvé le moyen de mettre les soldats en goguette à contribution pour leur chiffre d’affaire...
De façon anecdotique, sûrement des œuvres de ces chaudes soirées, l’Histoire accouchera du Kick Boxing en Amérique (1975); comme les vétérans de la guerre de Corée avaient créé aux Etats-Unis, le Full Contact issu du Tae Kwon Do appris des instructeurs coréens, dont le plus illustre est Jhoon RHEE, Maître du TKD nord- américain.
Le tourisme a depuis pris le relais. La boxe est en Thaïlande, un enjeu social considérable pour la jeunesse. Les combats se déroulent selon un rituel fascinant. Les boxeurs, avant de combattre, se mettent à genoux rendent hommage à leur Maître et prient. Tout les matches se déroulent surbr /> un fond musical joué par une petite formation de musiciens traditionnels.

Vers l’institutionnalisation de la boxe ThaÏ

Sport national et véritable industrie, le Muay Thaï fait vivre environ 200 000 personnes, boxeurs, entraîneurs, commerçants, organisateurs, parieurs, etc. Cette gigantesque affaire commerciale est gérée par deux organisations composées de promoteurs, qui organisent des combats tous les jours. Le Lumpini, le stade le plus prestigieux et le plus typique est géré par l'armée, tandis que le Radjadammoen, situé dans les quartiers chics de Bangkok, est sous la tutelle de la police. Le nombre de pratiquants est évalué à 100 000 et chaque semaine des centaines de combats ont lieu à travers le pays.

Un sport populaire

Aujourd'hui hommes ou femmes, les thaïlandais de façon consciente ou non, s’imprègnent très jeunes du Muay Thaï. Il est une partie indissociable de l'enfance thaïlandaise. Il l'a toujours été. Le Muay Thaï est devenu le sport et le passe-temps favori du peuple, de l'armée et officiellement, du Roi.
Chaque village organise son tournoi et a ses champions. Chaque combat est devenu ainsi un moyen d'exhiber sa fierté locale. Les compétitions de Muay Thaï ont toujours été une activité rentable pour les boxeurs des villes de Sukhothai, d'Ayutthaya ou de Rattanakosin. La pratique de ce sport permet à des familles entières de vivre. Son rituel est typique : Le Wai Khru (Hommage au Maitre), le Mongkon ( Serre-Tête honorifique de tissu tressé représentant son école), les Praciats ( amulettes attachées autour des biceps) ainsi que par sa musique de cymbales, de tambours et de flûtes javanaises.



ENTRAINEMENT   WAI KRU